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REGION DU BOYACA

       Sur la route, des militaires nous arrêtent. Ils demandent un don de 50€ pour les blessés civils de la guérilla...Dites donc, braves gens, réglez vos problèmes internes en famille!Nous, on trouve qu'on laisse déjà pas mal d'argent aux pays d'Amérique Latine et que cette histoire de guérilleros et de para-militaires nous prive d'une grande partie du pays. Plus très sûrs que les dons faits annuellement à des ONG aident beaucoup sur le terrain, invérifiable ! Curieux , comment ces peuples arrivent-ils à s'étriper tout en passant autant de temps dans les églises ? Là on les incite à être meilleurs et à vivre dans la paix du Christ. Difficile, quelque soit l'heure ou le jour de visiter une église sans tomber sur une messe ou sur des gens égrenant un chapelet. Imaginez, l'église San Francisco de Bogota offre 7 offices par jour...et les fidèles sont présents en nombre et sûrement convaincus. Tant il est vrai qu'un petit groupe de gens suffit à mettre un pays dans le chaos. Des dictateurs, de mauvais dirigeants privilégiant leur caste de nantis, et donc quelques révoltés qui parfois oublient le sens de leur lutte pour le peuple et cherchent plutôt à gagner leur place au soleil, des militaires et para-militaires qui dérivent sous prétexte de remettre de l'ordre....et vous gagnez un bain de sang pour des décennies, des centaines de milliers de victimes et des populations déplacées....peuples indigènes et paysans des villages. Eux qui ont déjà la vie rude, peu de confort et travaillent dur.

Au milieu de tout ça, quelques héros (Bolivar, le prêtre Hidalgo, Morelos...).Ils se sacrifient pour la défense de la liberté et de la justice et un jour, ils ont leur statue, une rue, une place, une ville qui porte leur nom. C'est leur plus grande victoire sur les mauvais ! De villes en villes nous croisons souvent leur histoire.

      Etape obligée, la très belle et touristique cité coloniale Villa de Leyva, avec son centre historique, ses fossiles,  un spécimen de Kronausaur, le site archéologique ,El Infernito, vestige des indiens Muisca et le beau monastère dominicain Ecce Homo.

 

      Au centre ville, une boulangerie avec de vraies baguettes et des croissants, on y retourne ! Une nuit en camping, une autre dans la campagne. La réserve naturelle Iguaqué ( berceau de l'humanité pour les Muisca), mais pas très accueillante : pour y entrer, il faut un accord des Parcs Nationaux par Internet ( nous réussissons à l'obtenir), les étrangers se voient obligés de payer 3 fois le prix des locaux ( abusif ? ou devrions-nous faire de même en France?), et quant à nous, on nous réclame en plus 15 € pour parquer le camper ( prix pour un collectivo= petit transport collectif) ! Là on dit STOP ! 40 € en tout pour marcher 8heures A/R jusqu'au lac sacré des Muisca , c'est excessif en Colombie. Nous dormons plus bas, sous un chêne local, avec l'accord de l'agriculteur et nous contentons d'une balade autour du parc en observant la flore.

     En quittant Villa de Leyva, une petite route en cul de sac, une passerelle en vrac, un sentier parmi les vaches « au piquet », mènent à des pictogrammes rupestres.L'aplomb rocheux abrite, vu les indices, de nombreuses chauves-souris et des oiseaux nocturnes.

Bonne introduction pour le fameux musée archéologique Eliecer Silva à Sogamoso. Belle collection d'objets (poteries, tissus, pierres taillées et fines aiguilles, spécialités des Muisca) et la superbe case cérémonielle reconstituée, en bambou, et bois. Sogamoso a une cathédrale « St Martin de Tours » !

      Alentour, quelques villages typés et sympathiques :

          • Nobsa, spécialisé dans les lainages ( ponchos, pulls, bonnets, couvertures).

          • Mongua, là, c'est le charbon : mines, camions, cheminées et sculptures en carbón ( même un cochon pour ma collection !).Nous dormons sur la place centrale, face à l'épicerie qui fait Internet.

          • Mongui où l'on fabrique des ballons depuis 1948, visite d'un petit atelier et balade dans la campagne où une paysanne nous cueille 1 kg de petits pois pour 1€ !Pas mal de fleurs et des oiseaux dont l'Elanion à queue blanche.L'absence de signalisation et les indications floues des locaux nous font rater le paramo Oceta ( plateau vers 3000m) intéressant pour sa flore et sa géologie. ZUT !

 

      Les grandes villes, elles, en général, ne sont pas très belles, architecture anarchique et organisation de la circulation automobile assez spéciale et absence de parkings faciles pour nous, car la hauteur limite est inférieure à 2,30m, trop bas pour nous ( 2,80m).

     C'est Duitama, où ne voyons pas les usines Renault, mais c'est sûr, elles sont en activité si on en juge par le nombre de 4L, Kangoo, Logane, Twingo, Clio et Duster que l'on croise en Colombie.

                           Anecdote:

                                  Lors d'une visite, un américain voit une 4L et nous dit " Ah, une voiture française! Ça me rappelle votre acteur si marrant qui jouait le rôle d'un gendarme"??? On analyse " Ah, oui, Louis de Funés"."Oui, c'est ça."...Wahou, un américain la 30aine qui connait les Gendarmes....et trouve ça drôle. Incredible! 

  Après la nuit sur une place du centre, l'achat de bonnes baguettes dans une vraie boulangerie place de la cathédrale, route pour Tunja. Damien, vexé d'avoir été serré contre une barrière par un bus, décide de lui faire une queue de poisson sur la 4 voies...mais bus et taxis ne cèdent jamais d'un pouce, ça passe à ras....tellement à ras que quelques kms plus loin, la police nous arrête. Le chauffeur les a appelé car en fait, sans le rétro complémentaire volé à Santa Marta, Damien ne voit plus l'arrière du camper et ça a touché! Bilan, le bus a un rétro cassé et nous un camper rayé! La police est assez cool, nous dit que notre assurance ne couvre que les dégâts corporels, mais qu'en donnant 100000pesos (40€) au chauffeur, on peut filer. Et vive l'honneur mal placé!

 Tunja, grande ville un peu disparate, la matinée pour un tour dans le centre historique et quelques photos pour Hélène (dont c'est la ville natale), et pluie et vent nous chassent. Nous partons manger quelques kms au sud au Puente du Boyaca, site historique et commémoratif en l'honneur des héros de l'Indépendance ( 1819), drapeaux des pays libérés de l'emprise Espagnole et flamme éternelle...

 

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M
Bonjour les veinards ! Désolée de ne pas avoir pu vous joindre avant mais il n'est jamais trop tard... Continuez à nous faire rêver encore un peu, mais revenez vite quand même ! Vous nous manquez !!! Enormes Bisoux. P.S. A très bientôt aux Corbeaux ???
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A
Quelle aventure ! Merci pour ces commentaires riches d' infos qui , si loin, nous ouvrent les yeux et les oreilles grâce à vous. Revenons du pays des 14 pics de plus de 4000 mètres... la petite Suisse,  où le train des glaciers a été un enchantement.
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