IBARRA
La recherche d'une assurance s'y révèle tout aussi infructueuse, on ne nous propose pas moins d'un an ; on fera sans !
Nous profitons de la place centrale pour la WIFI et à « 'Esquina », nous goûtons les délicieux sorbets tournés à la main dans un chaudron de cuivre posé sur la glace.
A Ibarra aussi, pour nos achats, un grand centre commercial hyper moderne.
Quel décalage ces plazas qui regorgent de biens de consommation (télés écran plat, électroménager,vêtements de marque, bijouteries, parfumeries...).Quand on voit dans tous ces pays comment tant de gens vivent avec le strict minimum et des ustensiles sans âge !
En fait, ces pays d'Amérique Latine sont à plusieurs niveaux :
Les classes élevées qui vivent comme partout dans le monde : autos, vélos de sport, tenues modernes, activités de loisir....les grands centres commerciaux et boutiques de luxe sont pour eux.
La classe moyenne s'y promène tentée par tout ça et commence à gâter ses enfants.
Les petits commerçants et les paysans vivent plus ou moins bien de leur travail. Plus traditionnels, ils sont petit à petit rejoints par la mondialisation ,abandonnant progressivement leurs coutumes et leurs costumes. Cette mondialisation est un rouleau compresseur qui vise à tout uniformiser et voyager pour découvrir les autres civilisations sera de moins en moins enrichissant.
Ce sont les femmes qui restent les plus fidèles à leurs tenues traditionnelles (fierté, habitude, goût..?). Les hommes sont le plus souvent en jeans, T-shirt, baskets ou survêtements, sauf dans quelques villages.
OTAVALO
Samedi, jour de marché aux bestiaux, il y a de l'animation sur le foirail, mais les tenues sont assez ternes.

C'est sur le marché artisanal, où nous déjeunons, que nous profitons le mieux des couleurs et des parfums.
Voici de bonnes fèves écossées, qui une fois débarrassées de leur enveloppe nous font un délicieux plat.
Le soleil tape fort, mais le temps de rejoindre notre camper, garé sur le parking de l'hôpital où nous avons passé la nuit, un orage déverse sur nous une pluie de gros grêlons. Et voilà, gagné : un trou sur le côté d'un de nos ventaux en plastic !
A partir d'Otavalo, une ancienne route pavée de 17 kms mène aux lacs de Mojanda (3715m).
Nous y allons pour trouver le calme après l'agitation des marchés. Bien vu ! C'est justement le jour de la grande marche annuelle autour des lacs...il y a là quelques centaines de marcheurs. Ils se regroupent pour un petit en-cas et on nous fait profiter de la distribution de pain et bananes.
Très vite tout le monde repart en auto, bus, camions...tous sauf l'équipe de policiers venus randonner aussi. Ils ont chargés de retrouver 2 inscrits égarés qui manquent à l'appel. Ils crient, klaxonnent, courent...à la nuit tombante, les 2 manquants arrivent enfin ! Inutile de dire qu'avec une telle animation, pas question d'observer ours à lunette et loup du paramo ! Nous nous contentons le lendemain d'escalader le volcan Fuya Fuya.Quelle grimpette, la pente est très raide.

Au retour, nous croisons un couple de Hollandais que nous prenons en Stop dans le camper. Ça balance et ça glingotte de partout, mais ils apprécient les kms à pieds en moins !
Puis, nous tentons de suivre la piste de San José de Minas devant nous conduire à la Mitad del Mundo. Bien sûr, on devrait commencer à s'habituer, ce n'est pas la route directe et en bon état annoncée par les locaux...mais en 2 heures, elle nous mène à Perucho. C'est un surprenant village, calme et propret où nous passons la nuit près de la belle église en bois.
Autour, dans les palmiers de la place, pépient les moineaux domestiques importés d'Europe.
MITAD DEL MUNDO
L'arrivée est plutôt moche, détritus sur les bas-côtés, zone aride, sans végétation où les gens se construisent d'affreuses maisons en parpaings brut ( carrière de gypse et cimenterie Lafarge oblige...)
Mais le lieu est incontournable, on y franchit la ligne de l'Equateur
Damien restera t-il au nord quand Dominique va résolument au sud?
en visitant le monument mémorial de l'expédition avec statues des savants dont La Condamine.
