Une fois n'est pas coutume, Damien fête son anniversaire aux sports d'hiver !
Et en plus il se fait un pote. Jonathan, faisait du Stop sur la route qui monte à la station de ski Nevados de Chillán, il ne savait pas jusqu'où il pouvait aller, nous non plus, nous y sommes allés ensemble... Arrivés à la route enneigée, n'ayant pas de chaines, nous garons le véhicule pour continuer à pieds. 2 Kms plus haut, les télé-sièges et l'hôtel. Les deux compères auraient bien skié, moi non...mais les pistes n'ouvrent que le 25 juin. Grande animation pour leur mise en état.
Qui est donc Jonathan, il ne s'appelle pas Livingston et n'est pas goéland,mais il a déployé ses ailes pour découvrir le monde ? Tenez-vous bien, ce jeune homme est originaire de la région de Courtenay (Loiret), 40 Kms de chez nous ! De plus, il est paysagiste aussi, installé dans le Bordelais. Même tâche, même punition...c'est une des professions qui subit de plein fouet la concurrence déloyale des auto-entreprises multi-service, des chèques emploi-service, des gens du voyage...tous non assujettis à la TVA donc d'office 20% moins chers...CQFD. Lui aussi a donc renoncé et succombé à l'appel du large.
Après déjeuner dans le camper, Damien et moi remontons, en voiture cette fois, profiter des thermes de la station. Piscines en plein air à 10º, 35º ou 40º, la neige alentour, un soleil radieux et des vols de perroquets, c'est bon pour le moral, détente garantie et contraste saisissant entre l'eau chaude et l'air froid.
Nous y avions pris goût il y a quelques jours aux thermes du parc Tolhuaca environnés d'araucarias saupoudrés de neige, et dans le ciel « el condor pasa ».
Bon tout ça, c'est pour le rêve, mais parlons des galères.
Depuis 8 jours, plus de gaz pour cuisiner et gagner en température, dépannage avec le petit réchaud de camping. Espérons trouver une usine qui aura un embout adapté à notre bouteille américaine...jusque là, le problème avait trouvé solution.
Ici, vers Chillián, nous sommes au centre Nord-Sud du Chili. Vous en déduisez que nous n'avançons pas vite ! C'est que la recherche des forêts d'Alerces, d'Araucarias, les lacs et les volcans de la cordillère nous font suivre de longues pistes de ripio (= gravel road aux USA= nos routes forestières en forêts domaniales) ; largeur et état variable. Et souvent au bout, les dix derniers Kms sont impraticables en cette saison... on fait demi-tour ou on marche....
nous sommes le 27 juin et toujours pas de gaz. C'est un problème récurent pour les camping-caristes étrangers, mais en plus au Chili, ils ont un système spécifique. Nous approchons de Santiago et heureusement, il fait très beau: on peut pique-niquer dehors au soleil et le camper est chauffé à l'énergie solaire avant la nuit!
Pourvu que ça dure...