Et voilà ce dont je vous parlais à propos de l'Alaska.
Ces terribles incendies qui durent des jours et détruisent des surfaces considérables.
Alors, ils ont beau se rassurer en argumentant qu'ils favorisent la régénération de la Flore et même si c'est scientifiquement prouvé, on ne m'empêchera pas de penser que le bénéfice n'est peut-être pas à la hauteur des pertes!
Des incendies, il y en a toujours eu. Ils étaient d'origine naturelle, la foudre, mais à mesure que l'homme s'installait partout, ces feux ont augmenté en nombre et les causes sont devenues de moins en moins naturelles : cigarette, barbecue mal éteint, écobuage mal suivi....
Durant notre traversée de l'Alberta, du Yukon et de la Colombie Britannique, combien avons-nous vu de panneaux indiquant Incendie 1972, Incendie 1975...et la durée parfois plus d'un mois, la perte en hectares de bois, souvent des habitations et même en vies humaines. Et puis le coût énorme des dépenses: les canadair, les assurances...et derrière, c'est pas chouette pendant longtemps.
Et bien cette fois c'est toute une ville qui risque de disparaitre, Fort McMurray. Une ville qui certes n'aurait peut-être pas dû exister tant l'exploitation des sables bitumineux est une hérésie, mais bon, voila encore des milliers de gens à la rue!
Et puis, je ne peux m'empêcher de penser à la faune, tous les animaux ne peuvent s'échapper, et où aller, c'est leur habitat? Où court une femelle ours avec ses jeunes à peine sortis de l'hiver et encore faméliques? Les rongeurs, les insectes, et les oiseaux qui ont commencé leur nidification...
Alors, non, un incendie n'est pas un phénomène naturel intéressant et bénéfique quand il prend une telle ampleur.
Nous avons parfois vu les pompiers tenter de les éviter en lançant un feu de broussailles très contrôlé. Parfois aussi quand le feu se déclare l'idée est d'attendre et laisser faire....mais après, quand ça prend de l'ampleur, c'est trop tard pour agir.
C'est ainsi qu'en 1988 le parc de Yellowstone a failli disparaitre et qu'après des mois d'un incendie dévastateur, les rangers étaient en larmes face au désastre.