Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

RISARALDA

Dont la capitale Pereira n'a présenté d'autres intérêts que la statue équestre d'un Bolivar nu sur son cheval...

RISARALDA

 

Nous y avons trouvé la route pour El Cedral et les réserves Otùn et Ucumari, autre entrée pour le parc los Nevados. Pour l'accés à la cascade,on nous refait le coup de l'inscription par internet ! Fernando qui nous accueille en prend plein les oreilles:

« C'est quoi ce pays où on nous empêche l'accès aux parcs ? Internet, routes pourries et guérilla !!! ».

Il calme le jeu en proposant ses sentiers balisés gratuits. Nous prenons et cherchons les grenouilles qui « cliquettent » cachées dans la végétation, et l'espèce endémique de guan (sorte de faisan des arbres dont il existe de nombreuses sous-espèces).

RISARALDA      RISARALDA

 

    Nous observons nos premiers canards de torrent qui plongent dans les rapides. Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Mais sans téléobjectif ni lunette, pas de photos.

    Puis un orage de gros grêlons nous arrête. Nous nous abritons, au mieux, une ½ heure sous les arbres. Bien humides, nous revenons par un chemin détrempé et profitons d'une nuit gratuite sur le parking de l'accueil de la réserve Otùn.

 

La laguna de Otùn est loin à pieds (29 kms) et le lendemain nous ne faisons que le quart du trajet en observant

oiseaux ( trogons, geais, vanneaux huppés locaux...), papillons et fleurs.  RISARALDA

RISARALDA    RISARALDA  

 

       Au retour, à Pereira, arrêt pour un graissage du fond de caisse qui grince (c'est la 2ème fois) et courses. Bloqués dans le supermarché par un violent orage, panne de courant, infiltrations par le toit... un iguane traverse affolé le parking. Preuve que les gens n'en voient pas souvent, ils le photographient avec leurs portables! Nous, nous avons déjà mitraillé de beaux spécimen mexicains.

     Nous pouvons enfin rejoindre Santa Rosa de Cabales et ses sources thermales beaucoup plus haut.

Une nuit sur le parking des thermes de San Miguel, une autre sur celui de San Vicente.

Accès aux chutes, balade en forêt,RISARALDA     RISARALDA 

relaxation dans les bassins naturels d'eau chaude ( très très chaude : plus de 50º C ).

RISARALDA

  De là une piste doit nous rapprocher en 4x4 de la lagune d'Otún. 1ère barrière d'accés au parc, enregistrement gratuit, mais pas de plan ni de panneau indicateur. Arrêts dans les fermes où vivent les employés d'une hacienda : information, c'est toujours tout droit à 10 minutes et cela peut durer une heure. Dans l'une d'elles, des posters aux murs : concours des vaches normandes, Alençon 1982. C'est arrivé là comment ? Evidemment, des normandes pâturent ici à plus de 3000m. Finalement, c'est au milieu des champs de pommes de terre que nous dormons près d'une ferme à Potosi au bout de la piste.

  Quel bouleversement cette découverte de Colomb. Impossible d'imaginer comment auraient évolué les nations d'Amérique qui n'avaient ni vaches ni chevaux. Il y en a maintenant partout. On défriche pour les pâtures, même des pentes abruptes.La nature sauvage doit se contenter des lieux inaccessibles ou des réserves (souvent la même chose).

  A l'inverse, c'est le continent des Héliconias et des Solanées sauvages et cultivées. Que serions-nous sans les pommes de terre et les tomates rapportées sur le vieux continent ? N'oublions pas le cacao, le coton, le tabac (malheureusement), la dinde...

  Le musée de Panama le démontre bien : un incroyable brassage, faune, flore et humain qui n'auraient jamais dû se croiser et ont traversé les océans. Un épisode majeur dans l'histoire de l'humanité, un bouleversement terrible dans la vie des civilisations évoluées et structurées de ce continent.

  Depuis le Mexique,nous suivons la conquête espagnole. Elle fût militaire et violente, religieuse et cruelle (inquisition) ou paternaliste ( évangélisation), minière et esclavagiste. Trois siècle après, les colonisateurs espagnols ont été évincés par leur descendance métissée, chassés par des luttes à feu et à sang.

La cupidité et la cruauté ont signé lamentablement cette conquête.

La culture espagnole a cependant laissé de superbes villes coloniales, des églises somptueuses, la langue, le catholicisme... et les corridas.

Mais revenons en a nos vaches, laissons les ruminer et cheminons à travers le paramo vers la lagune d'Otún à 3500m : faucons crécerelles américains, balbuzard, colibris... il ne fait pourtant pas bien chaud et la pluie s'en mêle. Nous déjeunons sous les parapluies calés contre les restes d'un refuge. Autour, la végétation est étonnante et nouvelle pour nous ( dommage que les fraijoles aient subi un incendie).

 

RISARALDA

Une éclaircie, et la lagune se dévoile ainsi que chutes d'eau et sommets volcaniques. Damien a de belles photos, mais trop lourdes!!! pour vous, la lagune restera sous ses voiles.

  Retour au camper fatigués de nos 25 bons kms à pieds, nous restons une nuit de plus. La récolte des pommes de terre est bien avancée et le lait sera livré à temps.

RISARALDA        RISARALDA

 

Nous rejoignons la piste principale qui nous mène à Manizales au bout de 40kms de trajet montagneux.

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Tempérament, le retour ! Analyse et coups de griffes, olé !!!..... L' appareil volé derrière vous, une détermination retrouvée,   fini le caramel mou, même dans le SPA à 50°...    Bravo les grands reporters !!!
Répondre