Revenus à Fairbanks, nous quittons la ville par l'Hwy 3 sud.
Un peu avant le parc du Denali, à droite, nous empruntons la Stampede road. Carrossable sur quelques kms, après, il faut une jeep ou un quad. Il en passe un certain nombre occupés par des touristes ou des Athabascans cueilleurs de blueberries.
Et oui, de nos jours, les natifs pratiquent chasse et cueillette en quads. Et comme ils sont très sympas, nous dormons près de leur campement du W-E. La récolte de baies sera congelée pour l'hiver. Ils ne refusent pas le progrès !
Cette piste est celle que suivit Chris dans sa difficile expérience « Into the wild ».Il faut marcher 10 heures et traverser 3 rivières pour atteindre le bus où il acheva sa courte existence. Un peu loin ! Nous nous contentons de la réplique de ce bus, utilisée pour le film et qui elle finit ses jours dans la cour d'un resto.
Le mont McKinley 6194m, tel un joyau, brille au couchant.
Le parc du Denali qui l'entoure fut crée en 1917 pour sauver les Dall sheep en péril à cause de la chasse.

L'accès est interdit aux véhicules au-delà des 16 premiers miles. On peut toutefois aller plus loin (39miles) si on a réservé à l'avance un des campings. Pour nous, c'est plein, nous restons dans celui près de l'accueil.
L'autre option est de réserver un tour en bus. Soit pour une excursion à thème, soit pour une destination spéciale. Les prix et la durée différent, nous choisissons la Toklat river à 53 miles. Nous pensons revenir en vélo, nous allons donc au village touristique juste avant l'entrée du parc louer 2 bicyclettes.
Tout cela est un peu cher. En Alaska, le travail compte double : il faut gagner en 6 mois de quoi vivre toute l'année ! Donc, bus 28$/personne et vélos 38$/jour chacun, c'est un peu excessif ! Surtout que du mauvais temps est annoncé pour le lendemain. De fait, il pleut toute la nuit et le matin c'est brumeux.
Nous sommes arrivés un peu tard en Alaska, mais il y avait tant à voir avant. Du coup, on ne peut se permettre de trainer en route et d'attendre la bonne météo.
Alors, avec nos vélos nous grimpons dans un vieux bus pour une excursion « colonie de vacances » avec une jeune guide qui la joue « Rock'n roll » et s'extasie de tout avec des « Yé » sonores. Bref, nous apercevons :
1 élan, 1 caribou, 1 marmotte et 1 femelle grizzly avec ses deux jeunes.
A la Tolkat river, nous sortons les vélos et après un pique-nique sous le crachin, nous attachons nos casques et scrutons l'horizon. Rien ne bouge... la faune, c'est une question de chance. Il paraît que parfois le bus doit stopper car une meute de loups occupe la piste....alors en route vers la rencontre ?
La piste gravillonnée n'est pas très agréable, ça secoue !
Nous alignons quelques bons dénivelés, mais après tant de mois sans pédaler nous manquons d'entrainement. Nous apercevons 3 caribous et 1 ground squirrel. C'est peu ,alors que nous transpirons dans les montées et sommes frigorifiés dans les descentes. Aussi, au bout d'une vingtaine de kms, nous hélons un bus vert équipé d'un porte-vélo. Le Mt McKinley s'est dégagé, sympa, le chauffeur stoppe pour les photos.
Bien entendu, le lendemain brille un soleil radieux.
Les rangers promènent en laisse leurs chiens de traineau. L'hiver ils servent à circuler dans le parc.
Nous partons profiter des 2 randonnées possibles près de la Savage river. (accès possible en navette ou en auto, c'est au mile 16.)
- Le Savage river alpine permet de grimper en compagnie des écureuils terrestres.
- Le Savage river bank est un sentier qui suit la rivière et nous permet d'observer des caribous,
des Dall sheep, une famille de lagopèdes au milieu des carex et des gentianes.
un aigle royal nous survole et inquiète Mme lagopède.