Par damdom
Le 4 juin, nous quittons Yellowstone à Gardiner, et longeons la Yellowstone river sur 80 Kms. L'occasion d'observer un groupe de jaseurs et des aigles pêcheurs (nid avec jeunes).
De nombreux coins de pêche (environ 25, car chasse, pêche et balades à cheval sont des activités très pratiquées dans le Montana)mais ils sont « no overnight parking ». C'est donc la Gallatin forest qui nous accueille pour la nuit. Ce sont des Mule deer qu'on observe sautant les clôtures.
Plein de nichoirs posés sur les piquets accueillent les hirondelles des arbres et l'oiseau bleu des montagnes.
Etape à Livingstone
Charmante bourgade datant de 1882 et où vécu Calamity Jane (Martha Canary).
Un musée sur le rail dans les Rockies très complet et gratuit (fréquent aux USA: on met un don dans le bocal et son nom sur le guest book). Quand ils voient que nous sommes français:
« Wahou! Nous sommes fiers et heureux de vous accueillir » flatteurs, va!.
A la belle époque, le train conduisait les voyageurs de la belle gare en briques au parc de Yellowstone.
Nuit suivante aux "headwaters" du Missouri,qui ne sont pas ses sources, mais la confluence de 3 rivières (Madison, Jefferson et Gallatin).Three forks of the Missouri:
C'est ici que nous découvrons Lewis et Clark, tous deux mandatés par le gouvernement pour trouver une voie navigable est-ouest, de la Louisiane au Pacifique. Quelle aventure cette remontée du Missouri de Mai 1804 à Septembre 1806! Lors de cette expédition menée par ces deux militaires à la tête d'une cinquantaine d'hommes à pieds, bateau ou cheval:
Traversée de territoires encore inexplorés, de la ligne de partage des eaux (ce continental divide, nous le croisons tout au long des Rocheuses depuis Yellowstone, sépare les eaux qui s'écouleront vers le Pacifique ou vers l'Atlantique).
Deux longs hivers dans un froid intense, des défilés, des cascades infranchissables...pour découvrir qu'il n'y aurait pas d'accés facile tant ils ont peiné pour atteindre le Pacifique. Les américains reconnaissent maintenant que cette expédition n'aurait pas été possible sans l'aide des indiens. Ils ont fourni nourriture, chevaux, conseils. Sacajawea, jeune Shoshone, épouse d'un français, leur servit d'interprète tout au long de cette aventure, accompagnée de son enfant!
Les indiens se sont souvent vu promettre la protection d'oncle Sam (on leur disait "grand father"). De ce côté là, ils n'ont pas été déçus; on s'est occupé d'eux! Affamés par le massacre des bisons, spoliés de leurs territoires, a-culturés de force, oubliés dans des réserves, ils relèvent la tête depuis quelques décennies.
Un arrêt camping gratuit, au bord du lac de retenu Canyon ferry réservoir où nous observons une multitude de colonies de plusieurs centaines de nids d'hirondelles, des gobes-mouches et dans les champs des pronghorns et des mule-deer.
Damien est impressionné par la longueur des arroseurs (300m),le matériel agricole très large, les nombreux silos et la taille des champs: de grandes zones de cultures extensives côtoient d'immenses champs de blé en culture intensive.
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