Même si nous en parlons peu, bien sûr, nous en voyons.
Pour vous les décrire, nous attendions de les voir mieux !
Sur ce continent il y a possibilité de voir à la fois le plus petit et le plus grand des oiseaux diurnes volants (ce qui élimine autruches et nandous...).
Etonnants petits colibris qui se mesurent du bout du bec au bout de la queue, allant pour le plus petit de 6cm à 25cm pour les plus grands dotés de longs becs ou de longues queues.
Certes, nous n'avons pas vu les plus spectaculaires : les coquettes et les topazes, mais il nous ont toujours étonnés depuis le Canada jusqu'au détroit de Magellan.
Imaginez ce poids plume de quelques grammes qui peut vivre dans la chaleur tropicale comme dans le froid du paramo, jusqu'à 4600m....
Pour survivre, il lui faut consommer souvent du nectar sucré pour l'énergie et de petits insectes pour les protéines. Quand les conditions sont très mauvaises, il doit entrer en léthargie ou mourir....
Nous espérions bien observer le colibri austral ( Sephanoides sephanoides), c'est chose faite depuis le sud de Punta Arenas et encore sur l'île de Chiloé, butinant les fushias de Magellan.
A deux reprises, cette petite bestiole nous a donné bien du tracas :
-une première fois, dans le superbe parc Pumalin au Chili.
Un colibri avait eu la mauvaise idée d'entrer dans le local toilettes d'un camping et tentait de s'échapper par la verrière fermée du plafond, s'épuisant à battre des ailes contre la vitre comme un insecte. Trop haut pour l'aider, il nous aurait fallu une épuisette. Partis randonner 5 kms plus loin, nous sommes restés dormir au camping suivant. Le lendemain en repassant, nous le trouvons au sol mort d'épuisement et de froid. Zut, si nous étions revenus la veille au soir, nous aurions pu tenter de la sauver en le réchauffant et en lui donnant de l'eau sucrée....pas sûr, 
-car deuxième expérience à peine plus concluante :
Sur l'île de Chiloé, en suivant le circuit des églises en bois, nous visitions un cimetière, ici les tombes sont des miniatures des maisons en bardeau colorées, jaunes, roses...Dans l'une de ces tombes, à nouveau notre colibri austral qui s'agite derrière une fenêtre, s'épuisant à battre des ailes . J'arrive à entrer et à l'attraper et Damien le réchauffe dans sa main pendant que je prépare de l'eau sucrée. Mais comment faire boire un colibri qui n'est pas habitué aux abreuvoirs ? Hé, Christiane et Dominique , le centre de sauvegarde ne nous enseigne pas à être spécialistes des colibris !
ceux-là sont habitués à l'abreuvoir, pas le nôtre.
Nous lui trempons le bec dans le breuvage sucré, il ne boit pas, mais ça filtre peut-être un peu. Il s'envole vers la haie en face où il n'y a malheureusement pas de fleurs à butiner. Il a du apprécier le traitement car il revient se poser à l'entrée du camper où nous pouvons l'attraper de nouveau et tenter un 2ème essai. Il ne boit toujours pas et cette fois s'envole pour de bon. S'il ne trouve pas très vite du nectar, il ne récupérera pas l'énergie perdue avant la nuit.
Sacré petit piaf si fragile et léger dans le creux de la main et pourtant si vaillant.
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Nous ne risquons pas de vivre la même expérience avec le Condor des Andes !
Longueur plus d'un mètre, envergure jusqu'à 3 m 10 soit le plus grand rapace diurne du monde.
Depuis notre première observation en Colombie, nous l'avons croisé en Equateur, au Perou, en Argentine et au Chili. Il fréquente les montagnes de 1800 à 5200m et en Patagonie, les zones côtières.
Pas facile à approcher, c'est en l'air quand il s'élève sans effort dans un courant d'air ascendant, qu'on le voit le plus souvent. Le soir quand les condors reviennent vers les parois abruptes où ils se réunissent en dortoirs, nous en avons vu jusqu'à 20 passer en planant. Ils choisissent de hautes falaises inaccessibles comme par exemple au-dessus de la quebrada del diablo quelques kms après Chile Chico
ou sur la carretera australe un peu avant Villa Maniguales.
Pour avancer plus vite vers le sud, nous avions dû rater deux sites à condors notables :
- La vallée del Colca au Pérou où nous sommes retournés ensuite depuis le nord du Chili.
- La vallée encantada vers St Antoine de Bariloche en Argentine, bel et bien ratée.
Toutefois nous avons pu faire une belle observation d'un groupe de condors à Torres del Paine, cet impressionnant parc du Chili.
Attirés par des charognes ( proie abandonnée par un puma ou bétail mort). Ce jour là, ils arrivent en nombre sur un cadavre de mouton. Ils se nourrissent, tachant leur blanche collerette et repus vont digérer sur un rocher. L'observation aurait pu durer sans ce stupide chauffeur de minibus qui klaxonne pour voir...il a vu et nous aussi ...ils se sont tous envolés !
Après eux, ce sont les caracaras et quelques fois un renard qui finissent de nettoyer les carcasses.
Nous avions déjà observé les condors de Californie en Arizona en Californie et Basse-Californie, de taille similaire et tout aussi peu avenant que le condor des Andes avec leur tête de croque-mort chauve et ridé....le condor des Andes se distinguent par le chic de sa collerette de plumes blanches....et quels planeurs!
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