Nous quittons Prince Georges le 3 Octobre avec huile et bougies neuves et descendons plein sud par l'Hwy 97. Nous suivons la Fraser River en compagnie des grues et des bernaches du Canada.
Quesnel
Tentés par son surpenant petit musée: un comme on les aime, rempli d'objets bien présentés et d'articles de journaux retraçant la vie locale au XIXème siècle. Encore une occasion de se plonger dans la vie des pionniers et le Golden rush dans la région en 1858.
Et n'oublions pas Mandy, la poupée hantée!
Nous regrettons de ne pouvoir visiter les grosses industries du bois présentes, mais elles sont en période de pleine activité, ce qui est visible par la multitude de camions de bois croisés.
Junction sheep Park
encore un écart sur notre route, on nous promet des mouflons ( bighorn).Cette zone est semi-aride, avec +40° l'été et -40° l'hiver!
qui a dit que la Colombie Britannique est humide, verte et boisée?
La rivière a creusé les parois de sable et roches volcaniques, sculptant des hoodoos ( comme à Bryce).On pourrait se croire dans l'Utah, d'ailleurs, on retrouve nos vaches en open range sur le bord de la piste, et on observe 10 farouches mouflons.
Ici, les pierres nous ont mal accueillis.En arrivant, nous croisons un fou du volant qui nous projette un caillou: pare-brise en étoile! Combien de temps tiendra t-il? Nous ferons comme la plupart des gens ici, qui roulent avec des pare-brises fendus. Même les voitures d'occasion sont vendues telles-quelles.Ils roulent vraiment comme des boeufs: quelques centaines de mètres plus loin, un ours noir gît sur le bas-côté!
Et alors, Anne-Marie, elle fait quoi notre bonne étoile?
Le lendemain, une pierre sournoise nous perfore un pneu ( diagnostic du garage!). Là, nous réalisons que nous avons un crick, mais pas la manivelle...Je vous dresse le tableau: perdus sur une piste dont nous ignorons la destination exacte, plus beaucoup d'essence et crevés sans pouvoir utiliser la roue de secours... il n'y a plus qu'à attendre. Heureusement, c'est dimanche et il fait beau, promeneurs et chasseurs circulent. Nous en stoppons un qui n'est pas sûr de pouvoir nous aider, il n'a pas un Toyota, les accessoires ne s'adaptent pas. Enfin, il se décide à sortir tout son outillage et on peut bidouiller. Damien, sous la voiture descend comme il peut la roue de secours suspendue à un câble qui s'enroule. Ce pneu, enfin posé s'avère sous-gonflé!!! Ouf, notre canadien suréquipé a un gonfleur qui se branche sur l'allume-cigare. Et ça repart. Il nous indique la destination de notre piste, pas exactement celle espérée= un ralongi de 50 Kms... En cadeau, parmi nos porte-clés, il choisit un sifflet gravé d'une Tour Eiffel, estampillé Paris.
La veille, déjà hésitants, nous avions dû stopper un pick-up, dont le conducteur perplexe sur notre choix de piste, nous a proposé de le suivre jusqu'au ranch où il travaille. Nous y arrivons ( 30 Kms plus loin) au milieu de grands champs de luzerne arrosés. Au 5 octobre, ils font encore les fenaisons. Ce Gang Ranch, loin de tout, est relié au reste du monde par une autre piste traversant la Fraser River sur un grand pont suspendu. Le premier village à 30 Kms:
Nous atteignons enfin la cité "100 miles" où nous devons finalement acheter un pneu neuf. L'occasion, le soir d'assister à un match de hockey sur glace. La vitesse du jeu est incroyable!
Le lendemain, repartis pour un nouveau détour au Parc provincial Wells Gray. Surprenant décor volcanique creusé de profonds et étroits canyons. Une chute parmi d'autres, atteint 140 m de haut! Malgré tout, seulement une infime partie du parc est accessible en auto.Une fois encore, nous passons 2 nuits en pleine nature ( plus calme que Walmart ou un parking de ville!)