C'était notre « fil bleu », mais voici déjà 3 mois que nous l'avons quitté.
Arrêt pour quelques achats au marché de Saquisili.
Nous lui achetons des corbeilles pour nos fruits et légumes.
Puis nous traversons la cordillère vers l'ouest. Nous parcourons là les paysages andins tels qu'on se les imagine: plateaux cultivés sur une terre volcanique riche et sombre en une mosaïque de cultures grimpants vers les sommets, gardiennes de moutons en costumes traditionnels : jupe plissée, châles aux couleurs vives, chapeau de feutre, petits abris en paille...oui, mais pas de soleil, la brume descend et de toutes façons pas moyens de s'arrêter: La route est bordée d'un profond fossé cimenté.
Nous redescendons franchement, la température augmente, les tenues changent ( short et T. shirt). Le paysage est plus sauvage et boisé, plus bas ce sont les champs de canne à sucre, puis, bananes, cacao, ananas, maïs, papayes, noix de coco, palmiers à huile....maisons en bambous et chaleur de plus en plus forte. L'organisme doit s'adapter sur 2 jours à de fortes variations d'altitude et de températures.
Nous faisons une visite rapide de Montecristi où sont fabriqués les panamas les plus chers (jusqu'à 1000$), renommés pour leur finesse et leur souplesse due à la technique de tressage de la Carludovica palmata. Bien sûr, les panamas sont depuis toujours fabriqués en Equateur....et c'est au moment de la construction du canal de Panama qu'ils ont connu le succès et une grande diffusion.
Nous profitons là d'un agréable salon de thé.
Dans ce secteur poussent sur les pentes les étranges Tamarindos, au tronc renflés et aux courtes branches ramifiées, bien que sans feuilles, ils portent des fruits comme des boules de coton ! C'est la période sèche et dans cette région vouée à la culture du maïs, dans les champs récoltés est pratiqué le brûlis pour éliminer les déchets de récolte : feuilles et rafles.
Pour la nuit nous trouvons un endroit plat et isolé...pas tant que ça, car une voiture s'arrête et nous dit que l'on ne peut rester là : Nous risquons d'inquiéter les habitants alentour...on aura tout entendu ! Il préfère que nous le suivions jusqu'à la place de son village ….prudent ou pas , nous suivons et passons la nuit sur le terrain de foot....réveil au chant du coq.
tamarins, qui pour nous ne sont pas des tamarins....
Et après ces 3 mois d'abandon, nous retrouvons le Pacifique à Puerto de Cayo, (frégates et pélicans).
Ce message ensoleillé vous est transmis depuis Osorno, région des lacs au Chili. C'est la fin de l'automne et ici une période pluvieuse. Il peut tomber plus de 2m d'eau par an, on veut bien le croire vu les averses qui tambourinent la nuit sur le camper. Heureusement, il n'y a pas de fuites... en journée nous avons quelques éclaircies.