Difficile de parler du Pérou sans évoquer ce fameux courant marin chaud -31ºC- et très salé.
Né au nord des iles Galapagos, il descend sur 1200kms vers le sud, perturbant les courants froids péruviens riches en plancton et faisant fuir les poissons. En s'évaporant, il produit des nébulosités qui bloquent au contact des Andes et libèrent d'abondantes précipitations. Ces pluies torrentielles, si elles favorisent la végétation des zones arides, provoquent aussi des inondations violentes, des destructions de villages et des dévastations de cultures. Attendu après des années de sécheresse, il est en même temps craint pour les dégâts qu'il cause. Nous avons vu des travaux de protection des sites et monuments en prévision d'un éventuel El Niño 2015.Selon les infos des derniers mois, le phénomène a eu lieu plutôt au nord Chili en mars-avril 2015, entrainant précipitations hors norme et coulées de boue.
Nous sommes en ce moment dans cette région, à Copiapo et la ville est encore marquée de traces de terre. Notre souci, c'est qu'à nouveau il pleut et le ciel est couvert, la poisse ce désert! Nous ne savons plus trop où nous diriger et il reste tant à voir!
Mais revenons au Nord Pérou: le site de Tucume viejo, fût occupé successivement par les Lambayeques, les Chimus, les Incas.
Mais début XVIème, 30 années de sécheresse et l'annonce de l'arrivée des conquérants espagnols (1532), leur fit imaginer que leur terre était abandonnée des Dieux. Ils ont brûlé leurs temples et sont partis...
1983, à l'inverse, El Niño s'est déchainé, noyant 7 hectares : village et site. Une entreprise de déblaiement n'a pas fait le détail, arasant toute le zone avec des pelleteuses. Colère et rancoeur des archéologues qui sont au désespoir. Ils ne sauront jamais quelles richesses historiques ont été perdues et n'ont pu trouver un responsable à ce crime.