Cohabitation avec les chasseurs
Aucun doute, impossible !
Et une fois encore, ce week-end une confrontation Homme-Ours s'est terminée par la mort de l'Ourse.
Qui est la victime ? Le chasseur bien-sûr !
Elle était là sur son territoire accompagnant ses oursons en quête de nourriture quand son chemin a croisé celui d'un intrus armé.
Comme toute mère-courage, elle a voulu défendre ses petits, elle en est morte.
Et comme dans beaucoup de cas de violences faites aux femmes, la morte devient coupable et le coupable devient victime.
- « Elle n'avait qu'à pas être là ! »... et lui, donc?
Aussitôt, belle montée aux créneaux des chasseurs effarouchés :
- « L'ours et de trop ! La cohabitation est impossible. »
Ces affreux zozos et les journalistes avec eux, oublient bien vite que depuis deux semaines c'est la France entière et les journaux qui se demandent si ce n'est pas avec les chasseurs que la cohabitation est impossible et ce qu'il faudrait faire pour mettre fin à leurs nuisances.
Rappelons que :
un total de très exactement 3330 accidents ont été enregistrés, dont 421 mortels.
Mieux que les terroristes qui dans le même temps ont tué 263 personnes.
Un bilan dramatique, non ?
Cette saison,
déjà 30 accidents et trois morts !
la baisse est sans doute due à la baisse du nombre des chasseurs.
Sans parler des animaux domestiques victimes nombreuses eux aussi de ces brillants faits d'arme.
Des passants, des promeneurs, des conducteurs, des gens dans leur jardin... tirés comme des lapins !
On dit quoi ?
« Bien fait pour eux, ils n'avaient qu'à pas être là. Ils sont en trop ? »
On fait comme pour les ours, on dit que la cohabitation est impossible et on supprime les promeneurs qui gênent ces messieurs dans l'exercice de leur art ?
En fait, rien de nouveau sous le soleil.
Depuis qu'Homo sapiens a quitté l'Afrique il y a environ 80 000 ans et qu'il s'est répandu partout, il a été incapable de cohabiter.
Très vite, il a pris la place des autres espèces Homo déjà présentes depuis 300 000 ans.
Pas nécessairement en les tuant, mais en se croisant avec elles et en occupant toutes les niches écologiques favorables. Il a ainsi occupé l'Eurasie et l'Asie remplaçant Néandertaliens, Dénisoviens et autres Homos désormais disparus et oubliés.
Les 2% de néandertalien en moi crient au scandale !
Finalement Homo sapiens est arrivé en Amérique.
Ce continent sublime! Pour y avoir passé des années, je suis sûre que Mère Nature, Mother Earth, Pacha Mama... se l'était réservé.
Elle y faisait ses expériences en grand format : volcanisme, tremblements de terre, effondrements, plissements géants, failles, inondations...
Quand Sapiens est finalement arrivé, il a vite compris qu'ici, le maitre, c'était elle !
Il a rabattu son caquet et filé doux en acceptant le deal :
Ici il était un pion comme les autres, une espèce parmi d'autres et devait partager espace et respect.
Devenu Amérindien, il a appris à vivre en respectant animaux et végétaux dans une belle cohabitation bien comprise. Ainsi, il a vécu au côté des bisons, des loups, des pumas devenant chacun son tour chasseur ou proie, sans excès et en fonction des besoins, acceptant son sort.
Mais trop vite, un nouveau super prédateur est arrivé d'Europe arrivant avec ses armes, son arrogance, son avidité et son incapacité à cohabiter.
Alors la messe fut vite dite et nos Amérindiens résilients et respectueux furent réduits à la portion congrue, indésirable chez-eux !!!
Le chef Seattle avait compris cette impossibilité de cohabiter avec l'homme blanc dont le seul objectif est de posséder.
Depuis, cette volonté de possession n'a pas cessé. Se prenant pour le maitre du monde, l'Homme a occupé tous les espaces en éliminant ce qui le gênait.
Il a abattu des forêts, délogeant ses occupants, creusé la terre à la recherche du moindre filon possible d'enrichissement.
Il a pollué, guerroyé, violé, chassé... Rien ne doit se mettre entre lui et son désir de possession :
Terre, animaux, femmes, enfants... tout doit plier, tout est à lui.
Alors, cette fois encore, un vieux con qui n'a pas su rester à sa place va peut-être causer le massacre des ours.
Les chasseurs, ces ours mal léchés
Ils s'honorent de perpétuer une tradition venue du fond des temps. Certes, mais dans ces temps là, le combat était plus équitable, pas d'armes à feu et des territoires mieux partagés.
En ces temps là, les chasseurs acceptaient les règles du jeu et le risque partagé ; celui d'être chargé par un mammouth ou un bison, d'être dévoré par un lion ou un ours.
Là, oui, le combat était mieux équilibré.
Même dans l'arène, le pantin ridicule qui agite son chiffon accepte le risque d'être encorné.
Le cavalier qui chevauche un mustang sauvage dans un rodéo accepte d'être désarçonné et de se briser les os.
Bref, disons que ceux-là ont des couilles !
Nos chasseurs modernes eux s'arrogent tous les droits :
occuper le terrain, blesser ou tuer les autres êtres vivants ( même humains. Comme à l'armée, ils doivent avoir droit à un pourcentage de pertes !)
Mais être eux-mêmes blessés par un animal. Ah ça, non ! Pas question, viriles, mais pas trop quand-même !
Messieurs pour affronter Dame Nature, il faut accepter toutes les règles.
Mère Nature
Peu importe pour elle, souvent violentée mais forte, elle nous remettra à notre juste place.
Pour le moment, elle tente de nous expliquer qu'il faut la respecter:
« balance ton porc » pollueur, exploiteur, tueur.
Mais H.sapiens est obtus, il ne comprend pas que si la Nature disparaît, il disparaitra avec comme un vulgaire déchet.
Les COP se suivent et se ressemblent, nous en sommes à la 26ème sans résultat.
Au début nous avons su que la planète brûlait et que l'on regardait ailleurs.
Maintenant, elle brûle toujours et on la regarde brûler en envoyant ou pas des pompiers.
Mais toujours rien pour éviter l'incendie...
Interrogez-vous sur ceci :
Pourquoi l'égérie de la défense de l'environnement est-elle une jeune fille qui a entendu l'appel dans son enfance ?
Des indices :
TERRE-FAUNE-FEMME-ENFANT/ MACHISME
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