La route débute au nord de Chimbote. Nous quittons la ville après un défilé de manifestants, quelques achats et une pizza au centre commercial. Ils savent y créer des espaces sympas : une place entourée de restos rapides qui se partagent tables et chaises, chaque enseigne venant récupérer ses plateaux ; cerise sur le cadeau il y a souvent la WIFI, même lente.
Pour la nuit, un terrain plat au bord du rio Santa fera l'affaire. Mais 22h30 arrive la police qui trouve que ce n'est pas prudent. Cette fois, nous les envoyons balader. « Nous n'avons pas envie de bouger si tard ». C'est la 3ème fois de la journée que la police nous embête ! Le matin, sur la route :
« D'où venez-vous ? », un geste de la main pour montrer « de derrière ».... « Où allez-vous ? », un geste pour montrer « devant ».... « C'est bon allez-y ! ». Aussi simple que la fois où un autre , sandwich à la main nous avait arrêté pour demander « Vous avez vos papiers ? », « oui », « C'est bon allez-y » sans même les demander !!!.
Dans Chimbote, à midi nous sommes contrôlés et il nous dit que nous pourrions avoir une amende car nous n'avons pas les bandes réfléchissantes rouge et blanc réglementaires sur les côtés et à l'arrière. C'est vrai que nous les avons remarquées sur les autres véhicules. C'est promis, nous allons en acheter tout de suite...ce fut fait au bout de 8 jours ! Mais il insiste : en plus nous avons des vitres teintées, il faut une autorisation signée du commisariat. Non mais quoi, encore ! A la douane, ils contrôlent les véhicules et ne le signalent pas . Il tente le « Si vous m'offrez de quoi payer l'essence de la moto ou ma boisson... ».....Nous optons pour la technique habituelle : plus un mot en espagnol et nous patientons, comme souvent, il se lasse le premier et nous filons.
Le lendemain, nous parcourons le Cañon del pato (canard), vallée étroite et profonde du Rio Santa, un de ces endroits où l'on se sent petit face à la puissance de la nature.
La route collée à la paroi passe par 36 tunnels à une seule voie. Il faut se signaler en klaxonnant avant de
Des roches colorées, des mines et des villages abandonnés, des condors...un beau circuit entre Cordillère blanche et noire.
En route, à Caraz, nous visitons le site Tumshukayko, ancienne cité importante de la civilisation Chavin Huari ( 2500 à 300 av.JC) avec ses murs à angles courbes.
En sortant, une bergère passe avec ses moutons, une scène qui nous plait toujours,
de même que les transports locaux ! 
Pour la nuit, nous sommes acceptés devant une maisonnette très rustique, les enfants parlent espagnol, mais les parents le quecha...on arrive à se comprendre.
Posté de San Pedro de Atacama qui nous sert de camp de base pour rayonner dans l'Atacama au Chili et le Sud Lipez en Bolivie où nous partons aujourd'hui.