Manizales, capitale du Caldas est en travaux routiers et les stationnements sont rares.
Si nous n'avions pas pris tant de retard, nous aurions pu y croiser Charlie et Susan venus là en voyage ornitho en juillet. Ils sont ravis de leurs observations avec de bons guides aux bons endroits. Ici, ils recommandent Rio Blanco....mais l'office de tourisme ferme sous notre nez à 14H ! Nous n'aurions pas du faire halte au comedor pour : soupe, riz, haricots et la spécialité régionale le chorizo ( en fait des saucisses). Ce déjeuner nous empêche de savoir où est Rio Blanco. Plus tard, nous apprenons par Claude et Marie-Jo que ce spot ornitho est inaccessible car le lodge évince les camping-caristes, donc pas de regrets . De plus, il se met à pleuvoir.
La ville est construite à flancs de collines et on peut s'y déplacer avec 3 lignes de téléphérique. Nous ne nous y attardons pas, la place, la cathédrale et des rues remplies de petites boutiques


La route de départ est en lacets avec de fameux a-pics.
Nous mettons 2 jours pour regagner Bogota, la route, bien que payante ne permet qu'une lente progression derrière des camions bien chargés.
C'est sans doute pour ce type de pays que Renault a mis au point son Duster.
Nouvelle zone de café, avocats, bananes ( tout un régime pour moins d'1€ !
A Fresno une coopérative de café.
A Honda, nous traversons de nouveau le Rio Magdalena ( déjà vu à Mompox)
A Guadas, une série de fresques sur la vie de Polycarpa, une enfant du pays, héroïne de la libération, fusillée à 21 ans en 1817. Elle lança un dernier appel pour réveiller les Colombiens :
« Peuple indolent qui ne connait pas le prix de sa liberté !».
A Facatativa, un site archéologique ( Piedras de Tunja) avec peintures et gravures rupestres en restauration . Les dépôts de calcite et les graffitis ont endommagé les parois. Les gens sont peu respectueux et ce site qui serait très agréable avec ses allées et son lac, pêche aussi par la présence de détritus...si on ne peut y dormir, on y fait le plein d'eau. 
Le 7 octobre, retour à Bogota et au parking gardé. Avant de quitter la France, nous avions réussi à collecter un certain nombre d'adresses pour la plupart des pays traversés. Mais toujours chanceux, quand nous arrivons, les gens sont partis en vacances et voir même pour les français « en France ! ».
C'est donc aussi le cas pour Catherine qui vit ici de longue date et avec qui nous aurions volontiers échangé des impressions sur la ville et le pays.Tant pis.
Nous récupérons le téléobjectif commandé ( en cours de route, un coup de fil au magasin photo, nous avait annoncé 15 jours au lieu de 12...ici, c'est simple de téléphoner à l'intérieur du pays, plein de gens dans les boutiques ou sur les trottoirs louent leur portable pour 20 centimes).
Le 8 oct, nous pouvons avancer, plutôt allégés côté budget et avec toujours le regret d'une bonne centaine de photos perdues, volées avec les cartes mémoires avant transfert et l'inconfort après le vol de l'escabeau pliant et de la lampe led rechargeable.
Nous ne sommes pas au bout de nos découvertes colombiennes...
Ni de nos découvertes péruviennes d'ailleurs! En vue, le Machu Pichu.