Dans Bogota, la circulation des voitures est réglementée en fonction du dernier chiffre de la plaque.Nous essayons de nous y plier au mieux, mais d'après l'Info touristes, nous ne serions pas concernés,bien qu'ils ne soient pas sûrs...et oui, on fait avec ce genre d'infos ! Ils nous fournissent un plan détaillé de la ville....le tout étant d'accéder à un de leurs bureaux ! Un bon plan, une bonne dose de patience, on y circule plutôt mieux qu'à Mexico.Damien devient expert en capitales, même s'il stresse parfois un peu trop : les bus Transmilenio qui désengorgent la circulation, mais occupent plusieurs couloirs d'avenues qu'on a du mal à couper, les taxis jaunes qui se faufilent partout et stationnent n'importe comment de même que les bus de diverses compagnies, la difficulté pour se garer :peu d'emplacements prévus ou des « parqueaderos » payants, mais dotés de porches trop bas pour nous.
Coup de chance, nous en trouvons un où l'on peut entrer et qui accepte que nous dormions dans le véhicule, ce qui n'est pas fréquent. De l'eau, des toilettes, des gardiens jour et nuit pour 4 € les 12H ;
pas le luxe, mais calme et sûr.
Nous y passons plusieurs nuits au calme bien qu'il soit situé près de la calle 19 et non loin du centre historique.
Là se trouvent :
-le superbe musée de l'or propriété de la banque nationale
-La cathédrale Primada de Colombia,
et plusieurs églises aux intérieurs somptueux, avec autels en bois sculpté, peint ou doré, mais photos interdites. Elles se visitent aux heures des messes qui sont nombreuses
vieille 4L sur calle 19.
Au bout de la calle 19,
nous trouvons un stationnement gratuit de jour, devant l'université des Andes. Un essai de nuit, avec accord du poste de police proche, s'est révélé peu sûr : réveillés d'abord par un SDF, puis par une patrouille de police très compréhensive.
Tout près, la Casa Bolivar , où vécut le Libérateur ,est une visite intéressante.
Juste au-dessus, le Monserrate, accessible en funiculaire, téléphérique ou à pieds ( dénivelé de 500m sur 2 kms d'ascencion). Nous optons pour le funiculaire le dimanche ( tarif moins cher ce jour).
C'est une promenade dominicaine des Bogotanais, ils sont donc un bon millier à y monter. En haut, superbe point de vue sur la ville ensoleillée, au bout d'un beau chemin de croix, parmi les fleurs, un sanctuaire où une messe est célébrée avec de très nombreux fidèles. Nous redescendons à pieds (en 1h30 d'escalier) et croisons les courageux qui montent en soufflant entre les échoppes de souvenirs, bougies,boisson et nourriture...
Au cœur de la ville, un jardin botanique sympa, avec merle local
Dans les quartiers nord résidentiels, à l'habitat cependant dense et serré, agrémentés de très nombreux massifs de verdure et murs végétalisés, nous parcourons les centre commerciaux chics ( marques européennes, même l'Occitane est là...). Dans celui d'Unilago, spécialisé en nouvelles technologies électroniques, le magasin photo conseillé par National Geographic est bien là. Damien décide d'y racheter son matériel : un boitier Canon EOS 5 Mark III, des optiques ( un 28-105, un grand angle), un sac !! Tout çà pour quelques millions de pesos.... un $= 2000 pesos....pour le téléobjectif 300mm, il faut une commande aux USA et un délai de 12 jours annonce la vendeuse très aimable et professionnelle ( des ristournes, des cadeaux), nous disons Banco.
En attendant, nous allons découvrir le Parc de Los Nevados et ses environs.
Au retour, nous retrouvons notre parqueadero favori, où les gardiens sont contents de nous revoir. Même le chien nous reconnaît .
Une visite à la 1ère Alliance française de Bogota, (au bout de la fameuse calle 19), celle-ci totalement rénovée, vient juste de ré-ouvrir. Une importante communauté française vit à Bogota. Au 5ème, sur la terrasse, avec vue sur le Monserrate, un café-restaurant mis en route il y a 15 jours par Jérôme, un jeune chef marseillais. Pour lui, Bogota, c'est Marseille (la mer en moins), il n'est pas dépaysé ! Son seul problème est de trouver les bons ingrédients...Nous dégustons ,une tapenade,une quiche aux légumes, un vrai sandwich au steak haché. Entourés de francophones, en fermant les yeux, nous sommes sur une terrasse de café en France .
Sympa !
La bibliothèque y est tenue par Luis qui nous aide dans la recherche d'un guide ornithologique. Mais, ni les librairies, ni les bouquinistes qu'il nous indique n'ont ce guide, mais seulement de grands et beaux livres inadaptés pour le terrain. En tous cas, il nous fait découvrir un lieu enchanteur « Merlin ». Installée dans une vieille demeure de Bogota, sur 3 étages, tout en parquet, vieux meubles, pièces à recoins, une librairie avec des étagères bourrées de milliers de livres Neufs et Anciens. J'y trouve même un Vidal du XIXème siècle en français. On y passerait des heures !
Les quartiers Sud ne sont pas fréquentables nous dit-on, et en traversant en voiture une petite zone, on mesure l'incroyable écart qu'il y a avec les quartiers Nord. D'aiileurs les gens du"nord" ne viennent jamais là, ils ignorent.