C'est par l'Alberta que nous entrons au Canada le 15 juin en déclarant n'avoir ni agrumes, ni alcool, ni armes.
eh, Joseph! elle n'a
pas ses 5 frères, cette rose sauvage.
Après les montagnes que nous avons longées, l'Alerta semble plat! à l'est des Rocheuses du moins.Nous sommes accueillis par un troupeau de bovins menés par des cowboys à cheval et en pick-up qui suivent la route.
Le 16,Damien fête 52 ans sans gâteau ni bougies; pas tenté par les pâtisseries crémeuses et colorées!
Nous retrouvons avec plaisir les Kms, les litres et beaucoup de personnes parlent français, surtout dans le tourisme. Les aliments sont décrits dans les deux langues et les panneaux explicatifs sur les sites sont franco-anglais; ça nous repose la tête!
Visite de Head-smached-in-Buffalo-jump, site classé patrimoine mondial de l'UNESCO, fréquenté pendant plus de 5000 ans par les indiens des plaines du nord-ouest. Oh pardon, au Canada, on ne dit plus indiens mais Premières nations/first nations (constitués de divers peuples) et autochtone ou natif/aboriginal people(ce qui leur rend leur antériorité sur le territoire). Bref, des autochtones poussaient les bisons qui, affolés , dans leur course, se jetaient du haut de la falaise. En bas, tout le groupe est prêt pour traiter les carcasses. Dans le bison tout est bon! Rien n'est perdu: viande et moëlle pour la nourriture, tendons, cornes et os pour les objets usuels, fourrure pour se réchauffer, cuir pour les vêtements et les tentes... tout cela jusqu'à ce que plusieurs «Buffalo Bill» réussissent au XIXème siècle, en quelques dizaines d'années, a pratiquement exterminer les bisons. Volonté ou pas? Voici la civilisation du bison affamée et dépendante des Blancs.
Arrêt suivant à Ranch Bar-U,devenu lieu historique national. Outre les milliers de bovins, au début du 20ème siècle, ce ranch posséde le plus grand troupeau de chevaux percherons au monde ( pour en savoir plus sur cette race à travers le monde, visitez le haras du Pin dans l'Orne.)
Pour nous diriger vers les parcs de Banff et de Jasper, deux options:
passer par Calgary ou par les montagnes.
Calgary et tous ses attraits sont tentants, mais nous choisissons de suivre la Highway 40 ouverte la veille, le 16 juin. Avant, la place est laissée libre aux animaux sauvages pour leur tranquillité et leurs déplacements. L' idée est qu'en la prenant dès les premiers jours, on a plus de chance de les croiser. BINGO:
les bighorns viennent lécher la route. C'est bon pour la santé, le sel bitumineux? Pas sûr!
Un bald eagle ( pygargue), repu, digère sur une branche après son festin sur un cadavre de cerf, dans le fossé.
Une mère grizzly apprend à son ourson à manger et reconnaître les plantes comestibles qu'ils
consomment en quantité.
Juste un empêcheur de tourner en rond, la brigade de surveillance ne veut pas que l'on s'arrête sur l'Highway, ni près des ours:il ne faut pas les habituer à la présence humaine ni aux voitures, ça les met en danger...
Le 18 juin, nous entrons dans Banff après achat du pass annuel des parcs canadiens:160 dollars Can.= le double des States!